Par Guillaume Erblang
Avant même d’ouvrir la première bouteille, quelque chose distingue Clos de Vènes. Sylvie et Christophe Jacquel n’ont hérité ni d’un domaine, ni d’une cave, ni d’une méthode familiale qu’il leur aurait fallu perpétuer. Lorsqu’ils arrivent à Saint-Couat-d’Aude en 2011, leur projet concerne d’abord l’accueil, pas le vin. La vigne vient ensuite, presque par hasard, avec quelques parcelles abandonnées et une curiosité grandissante pour les terres qui les entourent. Le garage que Christophe avait imaginé pour sa collection de voitures anciennes devient progressivement un chai.
Quatorze millésimes plus tard, Clos de Vènes est devenu un domaine de onze hectares, entre Minervois et Corbières, qui produit environ 25 000 bouteilles par an. Les vignes sont conduites en agriculture biologique, tous les raisins proviennent de la propriété et nombre de ceps ont plusieurs décennies. Mais ce qui éclaire le mieux ce projet tient peut-être à la manière dont Sylvie et Christophe Jacquel ont choisi d’interpréter ce qu’ils ont découvert ici.
